« Tu mérites mieux qu’un bain moussant » 🦋
Bienvenue Les Trop —
Trop sensibles, trop rêveuses, trop curieuses, trop libres, trop intenses, trop vivantes, trop africaines pour certains, trop occidentales pour d’autres, trop spirituelles, trop dans leur tête, trop dans leur cœur, trop tout.
Vous êtes exactement là où vous devez être.
Il y a des livres qu’on lit. Et il y a des livres qui nous lisent.
Tu mérites mieux qu’un bain moussant de Stéphanie Deslauriers fait partie de la deuxième catégorie. Je l’ai ouvert pendant une des périodes les plus inconfortables de ma vie. Une rupture de quelques semaines avec l’homme que j’aime. Un homme avec qui j’avais l’impression de vivre dans un roman, quelqu’un d’une intelligence émotionnelle rare, qui voyait les choses que je ne voyais pas moi-même, qui aimait avec une précision désarmante.Sauf qu’un jour il m’a dit quelque chose que je n’étais pas prête à entendre.
Qu’il avait l’impression de ne pas être suffisamment écouté dans ses besoins. Que la balance penchait trop d’un côté.
Ma première réaction c’était la colère. Une colère sourde, celle des femmes qui ont l’impression d’avoir tout donné et qu’on leur dit que ce n’est pas assez. Mais quelque chose dans ce qu’il disait ne me lâchait pas. Et au lieu de nourrir cette colère j’ai posé une question que je n’avais jamais posée auparavant.
Est-ce que moi je connaissais mes propres besoins ?
C’est là que j’ai ouvert ce livre.
Stéphanie Deslauriers est psychoéducatrice québécoise et elle écrit comme quelqu’un qui a traversé ce qu’elle raconte. Pas de positivité toxique. Pas de “aime-toi et tout ira bien.” Elle propose quelque chose de plus difficile et de plus réel, enlever le bouchon du bain, éteindre les bougies parfumées, et regarder honnêtement la relation qu’on entretient avec soi-même.
Le livre parle de se choisir. Pas dans le sens glamour du terme, pas les citations Instagram sur l’amour propre. Dans le sens concret, parfois inconfortable, de savoir ce qu’on veut vraiment, ce qu’on refuse d’accepter, où s’arrête notre énergie et où commencent nos limites. Il parle d’autocompassion, de ces patterns qu’on répète sans les voir, de cette petite voix intérieure qu’on étouffe depuis si longtemps qu’on a oublié qu’elle existe.
Chapitre après chapitre j’ai réalisé quelque chose de vertigineux.
Je ne me connaissais pas.
Vingt-six ans et je ne savais pas vraiment qui j’étais. Ce que je voulais dans une relation. Ce que je ne voulais pas. Où finissait ma générosité et où commençait mon effacement. J’avais construit ma joie autour de ce que l’homme que j’aime m’apportait sans jamais me demander ce que moi j’apportais. Pas par mauvaise volonté. Par méconnaissance de moi-même.
Ce livre m’a appris à être moins dure avec cette fille-là. Celle qui ne se connaissait pas encore. Celle qui confondait l’amour de l’autre avec l’amour de soi. Il m’a appris à me regarder avec la douceur qu’on réserve habituellement aux autres.
La rupture a été courte mais nécessaire. La meilleure décision qu’on ait prise tous les deux. Parce qu’on ne peut pas construire quelque chose de solide avec quelqu’un si on ne s’est pas d’abord construit soi-même.
Aujourd’hui l’homme que j’aime et moi vivons notre meilleure vie. Pas parce que tout est parfait. Parce que chacun de nous se connaît, s’aime, et se soucie vraiment de l’autre. Pas par habitude. Par choix conscient.
Ce livre n’a pas sauvé ma relation. Il m’a sauvée moi. Et c’est de là que tout le reste a pu partir.
Si tu ne sais pas encore qui tu es, si tu te perds dans les autres, si tu donnes sans compter et sans te compter, ce livre est pour toi.
Pas parce qu’il a toutes les réponses. Parce qu’il pose les bonnes questions.
Les Trop comprennent. 🦋